Universal Parks & Resorts se trouverait aux premières phases de planification pour construire un nouveau parc à thème en Arabie saoudite, selon des rapports récents du Wall Street Journal et d’autres médias spécialisés. Ce mouvement, encore non confirmé officiellement par l’entreprise, pourrait donner naissance à une nouvelle rivalité avec Disney dans la région dynamique du Moyen-Orient.

Un projet de parc à thème en phase initiale
Selon les sources disponibles, Comcast Corporation — propriétaire de Universal Parks & Resorts via sa filiale NBCUniversal — aurait commencé à réaliser les premiers designs conceptuels d’un parc à thème qui serait, très probablement, financé par une entité soutenue par le gouvernement saoudien dans le cadre d’un accord de licence. Ce modèle, qui ne nécessiterait pas d’investissement en capital initial de la part d’Universal, est similaire à celui adopté par Disney pour son futur Disneyland Abu Dhabi, annoncé au début de cette année.

Le site potentiel du nouveau parc à thème Universal serait Qiddiya, une « ville » de divertissement et de sports située à environ 40 km au sud-ouest de Riyad, capitale de l’Arabie saoudite. Qiddiya accueille précisément le parc à thème Six Flags Qiddiya, inauguré récemment (décembre 2025), ainsi que de futures attractions, parmi lesquelles figurent un parc à thème inspiré de la série animée Dragon Ball Z et un parc aquatique.

La course au Moyen-Orient : Universal vs. Disney
La nouvelle intervient à un moment d’expansion pour Universal, qui a récemment inauguré Epic Universe à Orlando (États-Unis), et qui mène actuellement des projets au Texas, à Chicago ainsi que le futur Universal United Kingdom Resort, prévu pour 2031, lequel serait le premier parc à thème de la marque en Europe.

Disney, de son côté, avait déjà annoncé sa propre avancée dans la région avec Disneyland Abu Dhabi, aux Émirats arabes unis. Il s’agit également d’un projet en cours de développement, qui n’impliquera aucun déboursement direct pour l’entreprise, puisqu’il sera financé et exploité par le groupe local Miral Group.

Cette stratégie de licence semble s’imposer comme le modèle privilégié pour pénétrer des marchés à fort potentiel, mais également exposés à des risques opérationnels. Les deux entreprises évitent ainsi d’assumer la charge financière initiale, tout en bénéficiant d’un flux de revenus récurrents sous forme de redevances, comme c’est le cas pour Tokyo Disney Resort, exploité par Oriental Land Company.

Contexte économique et défis
L’intérêt saoudien pour l’attraction de grandes marques du divertissement s’inscrit dans la stratégie Vision 2030, qui vise à diversifier une économie traditionnellement dépendante du pétrole. Les parcs à thème apparaissent comme un levier clé pour stimuler le tourisme et projeter une image de modernité et d’ouverture.

Universal Parks & Resorts avait déjà tenté de s’implanter au Moyen-Orient avec Universal Studios Dubailand, un projet lancé en 2008 et annulé après la crise financière mondiale. Cette fois-ci, cependant, le contexte est différent : le soutien financier local semble plus solide, et l’acceptation internationale des investissements dans la région s’est accrue, en partie grâce à la normalisation des accords commerciaux.

Bien qu’Universal annonce généralement ses projets lorsqu’ils sont plus avancés, tout porte à croire que cette initiative pourrait finalement se concrétiser. La rivalité avec Disney ajoute une dimension stratégique fascinante : les deux géants cherchent à capter un marché en pleine croissance, sans assumer de risques financiers directs, dans une région désireuse de se consolider comme pôle mondial du divertissement, des loisirs et du tourisme.

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