Un article récemment publié dans la revue Nature rend compte de l’étude d’une équipe de chercheurs de l’Universitat Politècnica de València et de l’Université de Vigo, qui détermine la raison pour laquelle les ponts métalliques en treillis restent debout même après avoir subi des dommages importants. Selon la recherche, ce type de structures possède des réserves cachées de résistance qui agissent de manière analogue à celle des toiles d’araignée, capables de maintenir leur fonctionnalité malgré la perte de certains de leurs fils.
Après avoir analysé 222 défaillances structurelles, l’équipe de chercheurs a conclu que les viaducs soutenus par des structures métalliques en treillis ne s’effondrent pas grâce à six mécanismes de sécurité latents. Ces découvertes ont des implications directes dans trois domaines principaux :
- Dans la conception d’infrastructures plus sûres et plus résistantes, grâce à l’utilisation consciente de ces principes.
- Dans la gestion des structures existantes — souvent des ponts centenaires —, à travers des stratégies plus précises de surveillance, de renforcement et de maintenance.
- Dans la mise à jour des réglementations techniques, puisqu’il serait sans doute souhaitable d’y introduire des exigences spécifiques de robustesse pour ce type de constructions.
L’étude, et les avancées qu’elle apporte, s’inscrivent dans la tendance actuelle de la recherche biomimétique, ou la recherche de solutions inspirées de la nature. En 2023, la même équipe s’était déjà inspirée des lézards pour développer des systèmes de renforcement structurel des bâtiments. Cette fois, c’est la résistance des toiles d’araignée qui a servi de modèle pour mieux comprendre le comportement des ponts.
Pour en savoir plus sur l’expérience inspirée par les lézards, lisez ici :
👉 Ce qu’un lézard nous apprend sur la construction
Par Alberto López, ingénieur en structures principal au Département d’Architecture d’Amusement Logic.




